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Le CNRS alerte sur un risque de \"spirale vicieuse\" liée au manque d'investissement de la France dans la recherche scientifique

Jun 11, 2026 IDOPRESS

Antoine Petit,le PDG du CNRS,à Paris,le 8 février 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN )

Le président-directeur général du CNRS,Antoine Petit,alerte mercredi 10 juin sur France Inter sur un risque de "spirale vicieuse" liée au manque d'investissement de la France dans la recherche scientifique. Les chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) sont appelés à la mobilisation jeudi 11 juin,devant le ministère de la Recherche à Paris,mais aussi dans les régions,afin de protester contre les restrictions budgétaires qui touchent l'institution.

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Antoine Petit,qui s'apprête à quitter le CNRS après avoir passé huit ans à sa tête,chiffre à plus de 500 millions d'euros le montant des charges obligatoires non compensées par l'État depuis octobre 2024. "La France est un grand pays scientifique. Et moi,mon 'coup de gueule',c'est qu'il faut que nous le restions,alerte-t-il. Si on n'est pas un grand pays scientifique,on ne sera plus un grand pays du tout. On ne peut pas parler de souveraineté,d'autonomie,de création de valeurs et d'emplois,si on n'est pas un grand pays scientifique."

"Si on veut être un pays qui soit digne de Descartes,de Pasteur,de Marie Curie,il faut investir plus !"

Le PDG du CNRSsur France Inter

En face,"nos concurrents investissent plus",poursuit Antoine Petit. Or,dans "la recherche,il n'y a pas de miracle : si vous investissez moins que les autres de façon durable,vous ferez moins bien que les autres",souligne cet agrégé de mathématiques. Ce manque d'investissement "aura un tas de conséquences négatives pour le pays",sur l'emploi et l'économie. "Il y aura une spirale vicieuse qui va s'instaurer. Et à la fin,on sera devenu un pays qui est pauvre."