
Une fusée Falcon 9 de SpaceX embarquant le satellite d'espionnage NROL-87 destiné au Bureau national de reconnaissance (NRO),décolle de la base de Vandenberg,le 2 février 2022,à Lompoc,en Californie. (PATRICK T. FALLON )
C’est un secret de polichinelle,car tout le monde sait que les militaires ont pris possession de l’espace depuis longtemps. Mais,en effet,les Américains ont admis,en ce mois de septembre,avoir des armes déployées très haut dans le ciel,des armes défensives mais aussi offensives.
L’un des objectifs est de pouvoir détruire des satellites jugés ennemis. On appelle cela les armes antisatellites,les ASAT,avec deux catégories. Il y a tout d’abord les armes cinétiques. Il s’agit de missiles qui peuvent détruire les satellites,soit depuis la Terre,soit directement depuis l’espace. Mais comme en matière de défense,il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir du côté obscur,il existe aussi des armes appelées non cinétiques. Ce sont des satellites militaires qui peuvent soit brouiller,soit endommager des satellites ennemis,en utilisant des méthodes peu recommandables à base de champs magnétiques,d’attaques informatiques ou même de détonations nucléaires.
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En résumé,on joue avec les mots. Et,de toute façon,dès qu’on veut en savoir plus,ce sont des sujets qui se trouvent couverts par le fameux secret-défense. Avec,dans tous les cas,la fin d’un rêve. On a longtemps espéré que les scientifiques garderaient la main sur l’espace pour nous faire voyager l’esprit avec de folles images de l’homme marchant sur la Lune. Mais,en réalité,dès l’origine de la conquête spatiale,dans les années 1950,ce sont les militaires qui étaient à la manœuvre.
On peut ajouter que la France s’intéresse également au sujet. Notre pays dispose en effet,depuis 2019,de son Armée de l’air et de l’espace. Ce qui est gênant dans cette affaire,c’est que l’attitude américaine pourrait pousser les autres pays comme la Chine,la Russie ou l’Inde à développer eux aussi leurs propres programmes d’armes dans l’espace. Avec un argument de cour de récréation qui consistera à dire : Ce n’est pas nous… ce sont les Américains qui ont commencé.