Avant les réquisitions du parquet, les parties civiles ont à nouveau demandé jeudi des expertises complémentaires « indépendantes » pour fournir une « preuve incontestable » quant à l’éventuelle pollution des eaux et des sols des décharges sauvages dans les Vosges, au quatrième jour du procès de Nestlé à Nancy.
Le Français de 42 ans avait été arrêté, mardi, après une cavale qui l’a mené de l’Aveyron au nord-est du Portugal. Il est soupçonné d’avoir enlevé et tué sa compagne et son ex-conjointe, dont les corps ont été retrouvés mercredi.
L’islamologue suisse a été reconnu coupable par défaut de viols et de viol sur personne vulnérable. La cour a ordonné qu’il fasse l’objet d’une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant d’entrer en relation avec les victimes.
Selon la police portugaise, les corps ont été retrouvés « enterrés dans un lieu isolé ». Une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration de plusieurs personnes » avait été ouverte vendredi. L’homme de 42 ans, actuel compagnon de l’une des victimes et ancien de l’autre, a été arrêté avec son fils, âgé de 12 ans, et sa fille, de bientôt 2 ans.
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Le 7 mars, trois personnes se sont rendues à la maison d’arrêt en plein après-midi. Deux s’étaient fait passer pour des policiers venus chercher un détenu pour l’extraire et le placer en garde à vue en présentant de faux documents judiciaires.